La politique internationale de Nicolas Sarkozy
Les deux piliers de la politique de Nicolas Sarkozy lors de sa candidature à la présidence de la République
1°) Le modèle français, jugé obsolète. Il faut l’adapter au modèle mondial. Mais entre temps, N. Sarkozy est passé de la rupture à l’adaptation du modèle français qui se serait révélé favorable lors de la crise,
2°) Une vision particulière de la politique française. La chute du mur de Berlin symbolisait pour lui la victoire du monde libéral. Il s’agissait de rompre avec la 3ème voie chère à De Gaulle ou Mitterrand pour être à l’avant garde d’un monde incarné par les Etats-Unis de Bush.
Nicolas Sarkozy essaie alors d’être le meilleur de la classe occidentale. La situation s’est retournée et il s’est retrouvé dans l’incapacité de redéfinir une ligne claire au plan international
C’est donc une politique de faux-semblants : Nicolas Sarkozy est partout, mais la France est nulle part. C’est une succession de postures internationales à vocation strictement nationales.
Que veut la France ? Quel est son objectif, sa stratégie, sommes-nous dans « l’eco-stratégique » ou « l’écolo-stratégique » ? Quel but poursuit la France dans ses relations internationales ? Sommes-nous dans le multilatéralisme ou le bilatéralisme ? Sommes-nous dans la soumission du bilatéralisme naissant entre la Chine et les Etats-Unis ? On n’en sait rien. Nicolas Sarkozy veut être visible, alors qu’il faut être lisible. On est contradictoire, parfois pusillanime. On cherche une cohérence à nos postures.
Les États-Unis.
La nomination de Bernard Kouchner était une ouverture affichée envers les Etats-Unis, avec tous ceux qui se sont retrouvés au pouvoir à l’arrivée de Nicolas Sarkozy.
Maintenant, il est passé d’une position pro-Bush à une position anti-Obama. Ni la France ni le monde occidental, n’ont rien à gagner dans un échec de Barack Obama. Il semblerait que le président parie sur cet échec, ce qui isole la France en Europe. Cela est visible dans une série d’incidents.
Le 7 février lors de la conférence de presse de Munich, il froisse inutilement la diplomatie américaine,
Un autre jour, c’est la confidence faite à des parlementaires : « Obama depuis deux mois, n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il n’est toujours pas au niveau des décisions efficientes. », ce qui a fait l’effet d’une bombe dans le milieu diplomatique.
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