Point presse de Benoit Hamon, Porte parole

Nicolas Sarkozy entre en campagne
Le président de la République n’a aucun résultat concernant les élections régionales mais seulement une méthode. Il nationalise le scrutin, alors qu’il n’a aucun bilan en faveur de l’emploi, du recul de la violence ou de croissance économique.
Il a montré une forte animosité sur les positions de Martine Aubry. Il se contente de faire de ce scrutin une forme de référendum sur la question de l’identité et de l’immigration, continuant à stigmatiser les étrangers pour en faire des boucs émissaires. C’est une manière de mélanger les genres et de s’approprier les thèmes de l’extrême droite.
C’est somme toute, un discours assez classique qui vise à montrer pour Nicolas Sarkozy que tout le monde est responsable de la situation mis à part lui, qui vient pour nous sauver.

Mauvaise foi de Xavier Bertrand
Soulignons la sortie démagogique de Xavier Bertrand qui prétend s’engager à ne pas augmenter les impôts si la droite est élue dans les régions. Mais si la réforme des collectivités locales proposée par Nicolas Sarkozy passe, doit-on rappeler qu’elles ne pourront plus faire évoluer leur taux d’imposition. Si les impôts ont augmenté dans les collectivités locales ces dernières années, c’est en raison des transferts de charges opérées massivement par l’Etat. C’est démagogique de faire de cette situation un argument purement électoral alors que ce gouvernement ne propose rien en faveur de la politique locale.
Le montant total des investissements des collectivités locales est 2 fois supérieur au plan de relance de l’Etat. Sans les régions de gauche, la situation serait pire sur le plan économique.

La consultation sur les minarets en Suisse
Le Parti socialiste tient à exprimer sa vive inquiétude, voire notre consternation. Quand un gouvernement laisse les populistes faire campagne sur un tel sujet alors qu’en face les grands partis démocratiques n’apportent pas de réponse à la crise sociale, cette stratégie du bouc émissaire, porte. Il est regrettable de voir que le secrétaire général de l’UMP embraye sur ces positions considérant qu’on avait pas besoin de minarets pour pratiquer l’islam en France. C’est préoccupant alors que dans le cadre du débat sur l’identité nationale, on fait de la question de l’immigré le point à partir duquel on se définit comme Français. Les populations européennes sont sensibles à ces thématiques, dès lors que les gouvernements n’apportent pas d’autre réponse au plan économique et social.

Composition de la Commission européenne
Je constate que la commission européenne est radicalement marquée à droite et cela augure mal des réponses à apporter aux citoyens européens face à la crise.