La sécurité : l’autre échec de N. SARKOZY
Deux discours de N. SARKOZY sur la sécurité en moins de cinq semaines. Décidément, à l’approche des élections, l’agitation de la droite sur ce thème revient avec la régularité d’une pendule.Le Parti socialiste dénonce vigoureusement cette manœuvre électorale. Les Français ne seront pas dupes de ces grosses ficelles. Sept ans après le 21 avril 2002, ils n’ont pas oublié les mensonges d’une campagne de la droite fondée sur l’intoxication et le détournement des faits et des chiffres.
Alors que M. SARKOZY est responsable de la sécurité des Français depuis sept ans, l’annonce incessante de nouvelles mesures sonne comme un aveu d’échec et la reconnaissance que les résultats ne sont pas rendez-vous. Ce septennat a été celui de l’instrumentalisation maximale des questions de sécurité, il a aussi, et surtout, été celui des résultats minima.
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, les atteintes aux personnes ont augmenté de plus de 22% depuis 2002. Sur la seule année 2008, les vols à main armée ont progressé de 17% et les braquages des commerces de proximité de 29%.
En matière de sécurité, M. SARKOZY s’agite beaucoup, mais ses réformes sont inefficaces. Avant toute nouvelle mesure, il faudrait un bilan. Depuis 2002, il a multiplié les nouvelles lois (23 au total) pour alourdir les sanctions. Mais la multiplication des lois n’a jamais fait diminuer la délinquance. Ce qui compte, c’est leur application effective. Or, M. SARKOZY a retiré la Police du terrain (suppression de la police de proximité) et il a diminué les effectifs de Police (10 000 policiers manqueront d’ici à 2012). Il a conduit les forces de l’ordre à se concentrer sur le court terme et des opérations médiatiques au détriment des opérations à long terme et de la prévention, pourtant plus que jamais nécessaire face au développement de la violence « réactive ».
Quand on attaque les services publics et que l’on réduit les solidarités collectives, quand les individus sont abandonnés à eux-mêmes, on récolte une société plus violente et moins respectueuse des autres. L’augmentation de la violence est symptomatique de la « société SARKOZY », la société issue de la politique de Nicolas SARKOZY, c’est-à-dire d’une société devenue plus dure parce que plus individualiste, plus inégalitaire et moins solidaire.
Pour améliorer réellement la sécurité des Français, il faut à la fois mieux punir et mieux prévenir. Il faut être dur à l’égard de la délinquance, mais tout aussi dur à l’égard des causes de la délinquance.
- Cela passe par une Police de proximité réellement présente sur le terrain, par une Police d’investigation qui a les ressources pour travailler sur le long terme et par des tribunaux qui ont les moyens d’appliquer les lois.
- Cela passe surtout par une politique d’égalité réelle pour tous les Français, ce qui exige de donner à l’école les moyens de remplir ses missions, de donner aux associations les ressources pour agir au quotidien et de construire une société de la solidarité au lieu de vouloir une société du chacun pour soi. Cela implique de faire tout le contraire de la politique de M. SARKOZY.
Communiqué du Secrétariat national