Arrestations massives à Calais : la preuve de l’inefficacité de la politique de Nicolas Sarkozy

Une opération rassemblant 500 policiers a conduit ce matin à l’interpellation de 194 clandestins à Calais. Deux jours avant la visite du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, cette opération relève d’une volonté ridicule de faire place nette avant une visite ministérielle.C’est un nouvel exemple de la politique spectacle chère à N. Sarkozy, qui préfère scénariser sa propre inefficacité que de proposer de vraies solutions.

Fin 2002, Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur décide la fermeture du camp de Sangatte en déclarant « envoyer un signal au monde entier, pour dire que ce n’est plus la peine de venir dans ce hangar du bout du monde ».

Depuis, des milliers d’exilés errent sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord, dormant à même le sol dans des campements appelés jungles. Loin d’avoir « réglé le problème » comme il le prétendait, cette fermeture n’a fait que disséminer sur l’ensemble du littoral la présence de migrants,

Pour la seule année 2007, la direction départementale de la police aux frontières déclare avoir interpellé 17 377 étrangers dans le département du Pas de Calais

Les arrestations qui ont cours depuis ce matin démontrent, 7 ans après, l’inefficacité de ces décisions, qui ne visaient en fait qu’à rendre « invisibles » les migrants.

Des migrants qui sont de ce fait toujours plus livrés à eux-mêmes et à la merci des filières maffieuses et violentes.

La politique de N. Sarkozy n’a pas réduit l’immigration clandestine, elle a rendu inhumaine la vie des clandestins.

Il est temps d’engager une politique de l’immigration et de l’asile qui réponde à une autre logique.

Le Parti socialiste exige que cesse le harcèlement ostentatoire d’exilés pour l’essentiel non-expulsables au profit d’une lutte déterminée contre les réseaux maffieux. Cela implique une coopération renforcée à l’échelle européenne, en particulier des pays littoraux de la Manche et de la mer du Nord. Cela requiert que des moyens accrus d’investigation soient fournis à la police aux frontières afin de neutraliser des têtes de réseaux, qui ne sont pas sur notre territoire. Le Parti socialiste demande la révision de la convention de Dublin II dont les aberrations et les conséquences dramatiques se manifestent de la Manche à la Méditerranée