Nous venons d’entendre le président de la République à Saint-Quentin, tout le poussait à réagir dans le contexte de crise financière qui n’est pas terminée comme on le voit avec les banques. La crise économique sera encore plus forte et plus durable comme le lui a indiqué l’INSEE il y a quelques jours ( -3 % de croissance cette année). Nous attendions des réponses. Les 300 000 chômeurs supplémentaires que nous attendions pour la fin de l’année nous les aurons avant.
La crise sociale est également là. Elle crée une désespérance pour les Français, qui ont d’énormes difficultés avec le pouvoir d’achat qui stagne et avec les licenciements annoncés jours après jours. Cette crise sociale, les Français l’ont ressentie dans 2 immenses manifestations. Nous pensions donc que ce soir alors qu’il n’avait pas voulu leur répondre le 19 mars, envoyant François Fillon pour dire qu’il n’y avait rien à voir et qu’il fallait circuler, nous pensions qu’il aurait apporté aux Français et à ses partenaires européens, des réponses à la hauteur de la crise.
Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité répondre aux Français et s’est exprimé dans un meeting UMP où il est apparu davantage comme président d’un parti que comme président de la République, fort de ses responsabilités et voulant rassurer le pays. (Lire la suite…)