Point presse de Stéphane Le Foll
Au sommaire du point de presse hebdomadaire
- Convention de l’UMP
- Inégalités
- Privatisation de La Poste
- Réforme des institutions
Convention de l’UMP
On est entré dans un cycle de la provocation permanente.
Dans les discours qui se sont succédés, du chef de l’état à tous les responsables de l’UMP, c’est une entreprise de déstabilisation, de division, et de désorganisation qui a été engagée.
Humiliation pour les syndicalistes avec cette formule « la grève ne se voit plus », et insultes vis-à-vis de l’opposition, avec diverses formules à plusieurs reprises qui ne s’apparentent pas à un débat politique normal.
De plus, quel était le sens de l’invitation de Monsieur Barroso, président de la commission européenne, à une réunion de l’UMP ?
Ajoutons l’épisode des relations tumultueuses avec l’institution militaire, une semaine après le drame de Carcassonne, les décisions unilatérales et personnelles sur l’audiovisuel public, tout cela additionné donne du chef de l’Etat une image de chef de clan.
Au lieu de défendre les institutions, de préserver l’unité nationale, de rassembler, ce samedi était un moment paroxystique de la présidence de Nicolas Sarkozy, exprimant ainsi sa façon de gouverner.
Nous le dénonçons car on ne peut pas gouverner ainsi dans la provocation permanente.
Inégalités
On apprend que la moyenne des chèques de remboursement de l’impôt, en application du bouclier fiscal, atteint 50 000 euros pour environ 12 300 bénéficiaires, alors que dans le même temps, le fisc poursuit pour remboursement, des chômeurs qui ont bénéficié de la prime de mobilité à l’emploi, alors qu’il allait chercher du travail loin de chez eux.
On est à l’encontre de la thématique de campagne de Nicolas Sarkozy, de valorisation du travail. S’ajoute à cela Monsieur Hirsch , qui confirme que c’est en ponctionnant la Prime Pour l’Emploi que sera financé le Revenu de Solidarité Active. En distribuant des cadeaux à certains qui n’en ont pas besoin, pour financer une mesure de solidarité, on va rogner pour ceux qui bénéficient de mesures de justice sociale.
On mesure ainsi l’injustice des actions du gouvernement. Il creuse les inégalités dans une logique de dévalorisation du travail, à l’inverse de son discours.
Privatisation de La Poste
Sans concertation, le statut de service public de La Poste est remis en cause.
C’est la notion de service public sur l’ensemble du territoire, comme la vocation de la Banque Postale d’offrir un service bancaire à tous, qui sont sacrifiés.
C’est l’engagement sur la voie de la privatisation.
Réforme des institutions
C’est un dialogue UMP/UMP. La question se règle entre eux.
Aucun dialogue avec l’opposition. Aucune mesure que nous avons faite n’a été reprise.
Avec l’attitude du parti majoritaire, le Parti socialiste ne peut pas voter pour ce texte.
Les seules avancées données au Parlement sont extrêmement minimes par rapport à l’objectif de démocratisation de nos institutions.
Nos propositions sur la représentation du Sénat et son mode de scrutin, sur l’équilibre des temps de parole ou la reconnaissance du droit de vote des étrangers, n’ont pas été évoquées.
Alors que tous les changements de mode de scrutin sont abordés, sauf celui du Sénat, on va vers des modes de scrutins de convenance pour l’UMP.
Le gouvernement ne montre aucune envie de dialogue avec l’opposition.
La réforme accroît encore le pouvoir personnel de Nicolas Sarkozy.