Afghanistan, aggravation de la situation des droits de l’homme
Les informations en provenance de l’Afghanistan témoignent de l’aggravation de la situation des droits de l’homme. Après plusieurs cas de violation de la liberté d’expression des journalistes dont l’un d’entre eux, M. Perwiz Kambakhch, est condamné, en première instance, à la peine capitale pour avoir imprimé un article sur l’Internet sur la situation des femmes dans les pays musulmans, c’est le tour des opposants politiques de subir la pression des autorités afghanes.
Latif Pedram, l’ancien candidat à l’élection présidentielle, intellectuel laïc, dirigeant du Parti du Congrès national afghan, l’un des rares partis d’opposition qui n’est pas lié aux groupes armés fait actuellement l’objet de pression de la part des autorités afghanes. Selon la Présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), qui a adressé une lettre au gouvernement afghan, au Secrétaire général de l’OTAN et aux représentants de l’ONU et de l’Union européenne en Afghanistan, Latif Pedram est privé de sa liberté et se trouve de facto en résidence surveillée à Kaboul sans justification officielle et pour la simple raison qu’il a été témoin d’une altercation entre deux personnalités politiques afghanes proches du gouvernement de Hamed Karzaï.
Le Parti socialiste dénonce toute action qui viole les droits et les libertés des citoyens afghans. Il partage les préoccupations de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et appelle le gouvernement français et l’Union européenne de rappeler les autorités afghanes au respect de ses engagements des normes internationales en matière de droits de l’homme.
Communiqué du secrétariat international