Projet de loi relatif au pouvoir d’achat : les retraités, les chômeurs, les salariés précaires, sont une nouvelle fois les grands oubliés de ce projet de loi

Le projet de loi relatif au pouvoir d’achat, aujourd’hui présenté au conseil des Ministres, ne pourra répondre aux aspirations de nos concitoyens et permettre une augmentation de leur niveau de vie.

Ce projet ne contient d’abord aucune disposition sur les petites retraites et les minima sociaux.

Les dispositions prévues sont ensuite toutes limitées dans le temps, plafonnées dans leur montant, et surtout, soumises à la bonne volonté des seuls employeurs.

Le déblocage anticipé de la participation est un fusil à un coup qui ne fait que de distribuer plutôt un argent que les salariés ont déjà. Ce qui ce fera aujourd’hui ne se fera pas demain.

La possibilité de monétiser les jours de RTT est limitée au stock de 2007, plafonnée à dix jours, et soumise au bon vouloir patronal. Ce dispositif a par ailleurs déjà fait la preuve de sa faible efficacité.

La prime défiscalisée dans les entreprises de moins de 50 salariés dépendra totalement de la volonté des chefs d’entreprises et risque d’être utilisée pour recycler les augmentations de salaires qui serait intervenues.

À l’instar du dispositif sur les heures supplémentaires voté cet été, ces mesurettes ne contribueront pas à revaloriser le pouvoir d’achat des salariés en l’absence d’une reprise de la croissance.

Il est frappant de constater que les retraités, les chômeurs, et les salariés qui subissent  la précarité (temps partiels, contrats précaires…) sont une nouvelle fois les grands oubliés de ce projet de loi, aucune de ses dispositions ne les concernant.

Le Parti socialiste met enfin en garde le gouvernement contre sa tentation, dans la foulée du débat sur ce texte, de revenir sur la durée légale du travail. Il rappelle qu’une telle évolution, rejetée par toutes les organisations syndicales, se traduirait dans les faits par « travailler plus pour gagner moins».

Communiqué de
Michel Sapin, Secrétaire National à l’économie et à la fiscalité
et d’Alain Vidalies, Secrétaire National aux Entreprises