Budget Université/recherche 2008

Les conditions de la rentrée universitaire sont mauvaises. Elles expliquent largement le développement des mouvements de contestation actuels.Le budget université/recherche 2008, qui concernera très concrètement la prochaine rentrée, relève du trompe-l’œil. L’augmentation brandie comme une exception positive par Valérie PECRESSE ne saurait faire illusion.

30 % de cette progression correspondent à des crédits d’impôts. L’autre partie concerne essentiellement le rattrapage prévu de longue date dans les établissements connus pour leur vétusté ou leur dangerosité. Aucun nouveau poste d’enseignant-chercheur ne sera créé pour 2008 dans les universités. Les conditions de vie étudiante, et la question cruciale du taux d’échec ne sont pas réellement traitées.

La loi de gouvernance universitaire adoptée en hâte, en juillet dernier contre la volonté du PS ne règle rien. Elle élude la question centrale du rapprochement nécessaire Universités/recherche/grandes écoles. Elle occulte le problème des moyens et surtout celui de l’échec en 1er cycle.

Le Parti socialiste comprend les inquiétudes qui se développent actuellement, chez les étudiants, et dans le monde de la recherche. La loi de gouvernance de l’été, le mauvais budget 2008, et les menaces pesant sur de nombreux organismes de recherche accentuent le retard du pays, dans le domaine de l’université et de la recherche. Tout ceci nous éloigne irrémédiablement de l’objectif minimum de 3 % du PIB consacré à la recherche et à la formation supérieure.

Communiqué du Bureau national
Secteur Recherche/Enseignement supérieur