Point presse de Stéphane LE FOLL
- Le propos de F. Fillon sur la faillite de la France
- Financement de la Sécurité sociale
- CSA
- Réformes institutionnelles
Le propos de F. Fillon sur la faillite de la France
Abordons ce sujet sous l’angle de la vérité et de la responsabilité.
Depuis 2002, ce sont des gouvernements de droite, avec la participation de N. Sarkozy et F. Fillon qui sont aux responsabilités de notre pays.Depuis 2002, à chaque début de mandat, c’est la droite qui s’engage à baisser les impôts pour servir quelques privilégiés : avec Raffarin, impôt sur le revenu et ISF, et avec Fillon, le paquet fiscal estimé à près de 15 milliards d’euros.
Je rappelle qu’en 1997, J. Chirac dissout l’Assemblée nationale parce qu’il ne peut qualifier la France pour l’Euro, avec un déficit budgétaire à 3,5%.
Lorsque nous quittons le gouvernement en 2002, nous avons laissé le déficit budgétaire à 2% du PIB (soit 38 milliards d’euros). Aujourd’hui, nous sommes à près de 3% de déficit (42M d’euros).
Concernant l’endettement : en 2002 nous avons laissé 843 milliards d’euros (soit 56% du PIB alors qu’à notre arrivée il était de 58,2%). Aujourd’hui l’endettement de la France est de 1176 milliards d’euros.
Chaque Français était endetté de 13000 euros en 2002, aujourd’hui c’est 19000 euros.
La balance commerciale était en excédent de 5 milliards d’euros en 2002, elle est actuellement de 35 milliards d’euros, bientôt 40, en déficit.
La droite a mal géré ce pays et gère mal encore aujourd’hui. Le principe de se priver de recettes en arrivant au gouvernement, conduit à des déficits, à l’endettement et ce sont tous les Français qui doivent payer la facture. C’est le sens que voulait donner F. Fillon à son propos, préparer les esprits à la rigueur.Financement de la Sécurité sociale
Le déficit de la Sécurité sociale s’est creusé depuis 2002 d’une manière inconsidérée pour arriver à 12 milliards d’euros.
En 2001, nous étions en excédent de 1,5 milliards d’euros. La politique de gestion que nous avons mené montre que nous avions réduit le déficit de la Sécurité sociale.
Il y a une responsabilité politique dans les choix qui doit être assumée par ceux qui gouvernent la France aujourd’hui.
Pour le financement de la Sécurité sociale, je veux rappeler que l’idée de la franchise est bien de faire payer ceux qui sont malades pour soigner les Français atteints de l’Alzheimer. C’est un principe totalement injuste au niveau social, car si vous êtes salariés, et malade, vous paierez une franchise, quand dans le même temps un départ en retraite avec stock-option ne côtise pas à l’assurance maladie.
C’est une politique injuste et il faut réfléchir à l’élargissement de l’assiette des cotisations sociales. Dans le même temps, il faut aussi favoriser une politique de l’emploi : plus d’emploi égal plus de cotisations sociales.
Le choix du gouvernement va lui dans le sens des heures supplémentaires, exonérées de cotisations et même d’imposition. Le principe de se priver de recettes et même en distribuer à quelques privilégiés est un échec, injuste socialement pour lequel tout le monde doit payer ces choix. Nous ne pouvons pas l’accepter.
CSA
Une lettre de François Hollande va être adressée au CSA concernant l’expression dans les medias, car la règle des trois tiers équilibrée entre gouvernement, majorité et opposition est totalement bouleversée par le Président de la République. Ce dernier n’est pas comptabilisé dans cette règle, alors même qu’il est omniprésent et occupe tout l’espace médiatique, à l’image de la semaine dernière.
Réformes institutionnelles
François Hollande a accepté la proposition de François Bayrou d’une rencontre sur la question de la réforme des institutions. Elle aura lieu mercredi 26 septembre.