Point presse de campagne Benoît HAMON, Secrétaire national au projet européen
- La confusion des genres : l’État fort ce n’est pas l’État autoritaire
- Où trouveront-ils l’argent ?
- Le G8
La confusion des genres : l’État fort ce n’est pas l’État autoritaire
Nicolas SARKOZY confond l’État fort et l’État autoritaire. Ce n’est pas préparer un état fort que de contribuer à endetter le pays. Ce n’est pas préparer un État fort que de prévoir 19 milliards de dépenses supplémentaires sous forme de cadeaux fiscaux qui se traduiront par moins de recettes pour l’État. Ce n’est pas vouloir un état fort que de supprimer un fonctionnaire sur deux en départ à la retraite. Mais c’est vouloir un État autoritaire que de mettre en coupe réglée les médias.
Mais c’est en revanche un État autoritaire, celui pose un ultimatum aux partenaires sociaux pour leur dire qu’ils sont 6 mois pour négocier un contrat de travail unique, sinon l’État se substituera à eux.
Où trouveront-ils l’argent ?
Le principal moyen de financement que semble avoir trouvé François FILLON pour compenser les recettes manquantes (avec la suppression de l’ISF, les déductions fiscales sur les inintérêts d’emprunts et la suppression des droits de succession) est la hausse de la TVA qui s’appliquera à tous les contribuables et qui pèsera sur le pouvoir d’achat des ménages. Ce sujet est évoqué seulement en creux par le gouvernement. Et manifestement c’est la recette pour financer les 19 milliards de dépenses nouvelles.
Il est enfin fatigant de voir François FILLON continuer de nous faire la leçon, car c’est à la limite insultant à l’égard de la gauche. On lui suggère de méditer un proverbe qui doit avoir un écho dans la Sarthe « Grand diseu, petit faiseu ».
Le G8
C’est aussi un État faible qui, à travers son président de la République joue les tontons flingueurs avant le sommet du en faisant de
déclarations annonçant « attention vous allez voir SARKOZY face à POUTINE » et qui devant lui fait de grandes risettes trouvant que l’homme est intelligent et ouvert au dialogue, ce que les Tchétchènes apprécieront, et avec lequel il est important de discuter. C’est certes nécessaire de discuter avec la Russie, mais c’était peut-être moins utile dans la presse de proférer des menaces à propos du bouclier anti-missiles qu’on ne maintient pas le moment venu. C’est la démonstration de ce qu’est le double discours mais cela marque une réelle confusion entre ce qui devrait être un état fort pour la moralisation du capitalisme financier , dans le domaine de la redistribution et un état autoritaire qui se méfie de tous les contre-pouvoirs, qu’ils soient démocratiques sociaux ou médiatiques et qui cherche à les mettre au pas.
Nous voulons également vous faire part de notre déception du résultat du G8 sur la question de la réduction des gaz à effet de serre car les chefs d’état sont préoccupés par la répercussion des résultats sur l’opinion publique. On voit bien que ce grand rassemblement est d’abord conçu comme un moment de politique intérieure avant d’être un grand moment de régulation des relations internationales. Le fait de n’avoir aucun objectif chiffré d’ici 2050 et de s’engager « sérieusement », -c’est la contribution déterminante de Nicolas SARKOZY pour la lutte contre l’effet de serre.- malgré les déclarations euphoriques de Tony BLAIR ou d’Angela MERKEL, nous savons en réalité que la Chine et les États-Unis posent des restrictions à ces objectifs peu ambitieux. Toutes les organisations de défense de l’Environnement estiment que les résultats sont très en-deça de ce qu’il conviendrait de faire