Contradictions entre les propos de campagne et la réalité des décisions annoncées
A deux jours du premier tour des élections législatives, nombre d’annonces gouvernementales sont aux antipodes des propos de campagne du candidat Sarkozy.
Nicolas Sarkozy avait annoncé une mesure destinée à lutter contre le chômage et à revaloriser le pouvoir d’achat de tous les travailleurs français.
Hier sur France Info, le député UMP Yves Jégo reconnaissait explicitement que la mesure-phare de la droite sur les heures supplémentaires ne concernerait qu’une minorité de salariés. En effet, dès lors qu’un salarié sur trois seulement fait des heures supplémentaires et que les salariés soumis à l’annualisation du temps de travail seraient exclus du dispositif, la détaxation des heures supplémentaires ne concernerait pas la grande majorité des salariés de notre pays. Les chômeurs, quant à eux, seraient totalement exclus de la mesure.
Nicolas Sarkozy avait annoncé la mise en œuvre du droit au logement opposable comprenant notamment la suppression de la caution et du dépôt de garantie.
Le projet de loi annoncé se limite à une déduction des intérêts d’emprunt qui ne profitera qu’aux plus aisés de nos concitoyens.
Nicolas Sarkozy avait annoncé un strict encadrement des rémunérations excessives de certains patrons et l’interdiction des parachutes dorés.
Le projet de loi en préparation se borne à renvoyer aux conseils d’administration des grandes entreprises le soin de lutter contre les abus, ce qui revient à ne strictement rien changer aux pratiques actuelles.
Nicolas Sarkozy avait exclu toute augmentation de la fiscalité.
Les cadeaux fiscaux d’ores et déjà programmés pour les plus fortunés ne pourraient être financés sans augmentation de 2 à 3 points de TVA, dont pâtiraient d’abord les catégories populaires et moyennes.
Chaque jour qui passe laisse apparaître un gouffre croissant entre les propos de campagne du candidat à l’élection présidentielle et la réalité de la politique qu’entend conduire la droite.
Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité
et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises