Pakistan, limogeage du président de la Cour suprême

Depuis le limogeage de Iftikhar Mohammed Chaudhry, le Président de la Cour suprême pakistanaise, le 9 mars 2007, par le Président-général Mucharraf, le Pakistan traverse une grave crise politique. Le limogeage de M.Chaudhry, pour des raisons politiques, à quelques mois d’importantes échéances électorales, a déclenché un vaste mouvement de protestation qui a fait plusieurs dizaines de morts.

Arrivé au pouvoir en 1999 par un coup d’État militaire, le général Mucharraf n’a jamais souhaité sérieusement restaurer la démocratie, et les dernières élections ont été entachées de graves fraudes. Pour réussir à se faire réélire, il vient d’annoncer des mesures draconiennes qui restreignent la liberté de la presse et tous les moyens de communication, en particulier la télévision, la radio et internet.

Le soutien apporté publiquement, le 4 juin 2007, par les chefs de l’armée au général Mucharraf, suscite une grande inquiétude dans le pays.

Le Parti socialiste dénonce la répression contre les opposants, la restriction des droits et des libertés des citoyens et la menace que font peser les militaires sur le pays. Il demande que les prochaines élections prévues fin 2007 soient organisées librement et avec toutes les garanties de transparence. Les chefs de l’opposition démocratique, contraints à l’exil, doivent pouvoir y prendre part, en toute liberté.

Le Parti socialiste apporte son soutien au Parti du peuple pakistanais (PPP), membre de l’Internationale socialiste, dirigé par Madame Benazir Bhutto, ancien Premier ministre.

Communiqué du Secrétariat international