Point presse de Benoît HAMON, Secrétaire national du Parti socialiste
- Le Conseil national du 12 mai
- Les législatives avec nos partenaires
- Un président pour l’UMP ?
- Le Conseil national du 12 mai
L’objectif était de remettre le Parti socialiste au travail en vue des législatives. Il faut que nous fassions le meilleur score possible pour être par la suite en capacité de constituer un contre-pouvoir efficace à ce que sera la politique de la droite. On n’abandonne pas par principe la possibilité de pouvoir gagner les élections, – mais nous sommes lucides et nous connaissons les institutions, même si l’essentiel est de constituer ce contre-pouvoir avec la cohérence et l’homogénéité du Parti socialiste. Au moment où l’UMP est portée par la victoire de son champion. Il ne faut pas dans l’immédiat, que la campagne à ce stade, soit polluée par d’autres débats.
- Les législatives avec nos partenaires
Le CNIR a refusé la proposition d’accord du Parti socialiste qui consistait à réserver 14 circonscriptions aux verts dont 10 dirigées par la gauche jusqu’ici. C’est une proposition sérieuse qui aurait permis d’augmenter le nombre de députés Verts à l’Assemblée nationale. Nous respectons leur choix politique à notre avis regrettable qui ne nous empêche pourtant pas de penser que nous pouvons continuer à travailler à l’avenir avec eux. C’est décevant qu’ils aient refusé cette proposition, même si nous refusons de présenter des candidats PS là où se trouvent des candidats verts sortants, Martine BILLARD, Yves COCHET et Noël MAMÈRE. Nous respecterons également les accords électoraux locaux, que ce soit en Loire atlantique ou dans les Alpes maritimes où les candidats Verts représenteront également le Parti socialiste.
Nous avons aussi entendu la proposition de Marie-George BUFFET avec laquelle des contacts existent. Nous ne pouvons pas préjuger pour l’instant du résultat de ces consultations, mais là où nous pensons qu’il pourrait y avoir un risque que la gauche soit éliminée dès le premier tour, nous pourrions imaginer avoir un candidat de rassemblement, apprécié à l’aune des rapports de forces locaux.
- Un président pour l’UMP ?
Il n’y aura apparemment plus de président de l’UMP. Cela est assez symptomatique à nos yeux, de la nouvelle pratique d’exercice du pouvoir dans ce pays en continuité de la vision paranoïaque et autoritaire du président de la République. C’est assez frappant de voir que sa première initiative au sein de sa majorité est de faire en sorte qu’il n’émerge aucune tête et qu’il n’y ait aucun leadership, manière de confirmer notre intuition et ce que nous avions dit, à savoir que l’État UMP est en train de s’installer et que Nicolas SARKOZY n’a l’intention de partager son pouvoir avec personne. Ce n’est pas un très bon signe pour la qualité de la vie démocratique.
Nous ne voyons pas non plus comme un très bon signe, l’organisation par Nicolas SARKOZY des débauchages à gauche en faisant des propositions à la fois à Hubert VÉDRINE et à Bernard KOUCHNER pour le même ministère, alors que ces deux hommes ont des visions très différentes, voire opposées, notamment sur les questions européennes. C’est pour nous l’illustration d’une opération politicienne plutôt que la recherche d’une cohérence politique. Nicolas SARKOZY continue de faire de la petite politique et de ce point de vue-là, il n’a rien changé.