Bilan du Ministre de l’Intérieur

Lors de son départ de la place Beauvau, Nicolas Sarkozy a éludé ce qui aurait dû être le bilan de son deuxième parcours au ministère de l’intérieur.Derrière l’exercice de style imposé, il y a la réalité des mauvais résultats :

- une montée continue des violences contre les personnes qui ont augmenté de 30% depuis 2002 ;

- des violences urbaines d’une ampleur sans précédent, le recul de l’Etat de droit dans de nombreuses banlieues où il est impossible pour la police de faire son travail normalement, au point même qu’en fin de parcours le Ministère de l’intérieur lui-même a mis à l’étude le retour à un sécurité publique de proximité hier tant décriée ;

- des tensions accrues entre la police et la justice et une chaîne pénale déstabilisée par une inflation législative inefficace ;

- une culture du chiffre obsessionnelle qui entraîne de nombreux effets pervers dans le travail des forces de l’ordre et dégrade leur rapport à la population.

Au regard des promesses faîtes par la droite en 2002, le constat est celui d’un échec. L’insécurité s’est endurcie et de nouveau les policiers et gendarmes expriment leur déception et un réel malaise.

Il n’est pas rassurant que Nicolas Sarkozy indique qu’il veut « faire pour la France ce qu’il a fait pour le ministère de l’Intérieur ».

Fort de toutes ces expériences, le Parti socialiste réaffirme qu’une autre politique est possible pour garantir la sécurité de tous et partout.

Communiqué du Bureau national