Sarkozy, candidat du travail précaire

Alors que les Français ont massivement rejeté l’année dernière le contrat « première embauche », Nicolas Sarkozy vient de proposer de faire évoluer le contrat de travail sur le modèle du contrat « nouvelles embauches », frère jumeau du CPE.

Cette forme de contrat, aux effets désastreux pour les salariés, n’a absolument pas faire la preuve de son efficacité sur l’emploi, moins de 10 % des CNE signés correspondant à des créations de poste selon le ministère de l’emploi.

Le modèle de société, fondé sur la précarité, que veut imposer Nicolas Sarkozy aux Français, est aux antipodes des attentes qu’ils ont manifestées à plusieurs reprises ces dernières années.

Le Parti socialiste dénonce la proximité des propositions de Nicolas Sarkozy et des exigences récurrentes du patronat le plus réactionnaire. Cette connivence constante démontre que le président de l’UMP est d’abord le candidat du moins disant social et fiscal.

La remise en cause de la durée légale du travail, du droit social, de l’impôt sur le revenu, des sources de financement de la sécurité sociale et du périmètre des services publics constitue le fondement du programme économique et social de Nicolas Sarkozy.

A l’opposé, Ségolène Royal propose d’inciter financièrement les entreprises à recourir au CDI, pour faire de cette forme stable d’emploi la référence en droit du travail.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises