Temps de travail dans l’hôtellerie : Passage en force au Parlement
Le Parti socialiste dénonce la décision de la majorité de faire adopter par amendement au projet de loi de finances les dispositions sur le temps de travail dans les hôtels-cafés-restaurants que le Conseil d’Etat vient de déclarer illégales.Cette volonté de passer en force témoigne du peu de considération qu’a la droite pour l’égalité entre les salariés et entre les entreprises, à laquelle permet de revenir l’arrêt du Conseil d’Etat.
En effet, cet arrêt se contente d’appliquer la lettre de la loi, en rappelant que les heures travaillées au-delà de 35 par semaine doivent être considérées comme des heures supplémentaires et payées comme telles.
Si la majorité choisissait de retranscrire l’accord illicite dans la loi, elle prendrait la responsabilité de créer un régime salarial propre aux hôtels-cafés-restaurants.
Une telle évolution serait une très mauvaise nouvelle pour les salariés et leurs conditions de travail, mais également pour les entreprises, qui souffrent déjà d’importantes pénuries de main d’œuvre.
Le Parti socialiste considère que la solution aux difficultés de ce secteur ne peut résider dans un passage en force au Parlement, mais doit découler de l’ouverture d’une négociation en vue de la conclusion d’un accord majoritaire dans la branche.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises